Une tournée française
Par Bonze le samedi 31 décembre 2022, 14:47 - Reportage - Lien permanent
Le 24 nov 2022, 11:34.
Le train est parti depuis une demie-heure de Lyon. J'ai la journée pour intégrer tout ce qui vient de se passer pendant ces quatre jours avec Émile Bilodeau.
J'ai suivi sa tournée française avec mes appareils photos et quelques pellicules.
Quand j'essaye d'y réfléchir un mélange de sensations m'assaille, mais aucune n'est mauvaise.
À matin, Steve m'a demandé quel a été le moment le plus désagréable de la semaine.
Je n'ai pas su quoi répondre.
Reprenons du début
Émile était arrivé avec Miriam Pilette la guitariste et Steve Lemay le sonorisateur vers 11h à Paris après une nuit blanche dans l'avion. Le temps de se retrouver, de s'installer à l'hôtel et de manger un bout, nous voilà dans la salle de concert pour s'installer. Ce soir ça joue à guichet fermé !
Pour l'instant c'est la balance, le son se construit réglage après réglages, l'image sonore se dévoile petit à petit comme un puzzle.
Du chaos nait limpidité et subtilité.
L'heure a sonné, les spectateurs sont assis, Émile et Miriam aussi.
Ajoutée la nuit blanche, le concert promet d'être tranquille.
Bien au contraire, le concert est énergique, fou. C'est la première fois que je vois Émile accompagné d'une deuxième guitare. Et je dois avouer que la présence de Miriam donne des couleurs nouvelles aux chansons. Ça affecte aussi sa présence scénique qui devient totale dans sa sincérité et sa justesse.
Et la vie ?
Mais la scène n'est qu'un court instant de la tournée alors que nous passons bien 18h par jours ensemble. Toute cette vie est difficile à décrire. Une chose est certaine c'est que l'on passe beaucoup de temps à rire et à vivre des choses inattendues.
Nous avons bu des coups avec un copain d'enfance d'Émile et des expats, visité le cimetière du père Lachaise, croisé les tombes de Mano Solo et Édith Piaf, déjeuné avec l'équipe de Baam la maison de prod française d'Émile, rencontré pleins de gens différents, visité des toilettes dignes des années 90, trinqué avec des français, trinqué avec des kebs.
Pour exemple voici une petite aventure qui nous est arrivée en arrivant à Lyon. Émile voulait voir la fin du match France/Australie il était tard et nous étions dans un quartier pas vraiment vivant. Émile repère un bar avec une télé allumée, les yeux rivés sur l'écran entre et se tire une chaise accompagné d'un Bonsoir lancé à la cantonade. Miriam moins obnubilée par le soccer, remarque que les chaises sont sur les tables, les lumières sont éteintes et que deux gars les regardent les yeux ronds.
En réalité le bar est fermé ! Le patron était juste là avec un ami pour regarder le match.
Ça c'est fini qu'il nous as invité à boire des coups et que nous avons pu passer un bout de notre première soirée lyonnaise avec Tintin et Mathieu grâce à l'inattention et l'idée fixe d'Émile.
Une chose est certaine, l'ennui n'a pas sa place dans ces aventure là !
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